mardi 20 septembre 2016

Allain Leprest


Je voudrais bien faire (re)découvrir à mes lecteurs un merveilleux parolier / poète, estimé de Nougaro, de Ferrat, mais beaucoup moins connu qu'eux du "grand public".
Il m'émeut tant que j'ai très envie de partager ici les chansons et paroles que je préfère, en espérant que cela vous donnera envie d'en savoir plus - vous pouvez aussi écouter cette belle émission de France Culture qui lui a été consacrée.

Ci-dessous donc : "Nu", "Le temps de finir la bouteille", "La Gitane", "Garde-moi la mer", "Ton cul est rond" (dans cette dernière, un érotisme qui ne sera peut-être pas du goût de tout le monde! Je préfère prévenir :-)

 









Et puis les paroles de "Tu penses à lui"

Tes bagages sont revenus
J'ai trouvé un mot saugrenu
Un pardon froissé sur la table
Tu dors dans ton imperméable
Le voyage a dû être long
Je passe ma main sur ton front
Tu te réveilles, tu souris
Tu penses à lui

Je dis des mots normaux, j'ai mal
Tu demandes l'heure, c'est normal
Et dans la fumée du café
Tu coiffes tes cheveux défaits
Avec le peigne de tes doigts
Je regarde à côté de toi
Sur notre lit, l'ombre d'un pli
Tu penses à lui

Je te crois fatiguée des hommes
Peut-être, il faudra que je dorme
Dans la chambre bleue des enfants
Entre l'hamster et l'éléphant
Je te regarderai de loin
Glisser entre nos deux chagrins
Serrant les poings pour que t'oublies
Qu'tu penses à lui

Je ferai, pour te consoler,
Son bruit de pas dans l'escalier
Je ferai un peu le ménage
Je ferai presque plus mon âge
J'épongerai toutes nos dettes
Et dans mes nuits de reconquête
Tu m'appelleras par son nom si
Tu penses à lui

Et tu soulèves le rideau
Il y a de la buée sur ton dos
Y a de la lumière sur ton drap
Je jure que tu me r'aimeras
J'ai la patience de tes larmes
Je penserai comme une femme
Et quand on sera réunis
J'pens'rai à lui

et le début de "Sur les pointes" :

Dans un désordre de coussins
Les draps découpaient ton dessin
J'ai voulu laisser mon empreinte
J'ai nagé contre ton bassin
En traçant deux ronds sur tes seins
Sur tes pointes
J'ai picassoté sur ta peau
Et quand j'ai fini le tableau
J'ai encadré nos amours peintes
J'l'ai accroché dans mon cerveau
Sans un marteau, sans escabeau
Sans une pointe
En maillot blond sur le balcon
La lune a shooté son ballon
Et l'édredon était enceinte



"Le pull-over" de Juliette Greco, ce sont aussi ses mots.

Voilà, n'hésitez pas à me dire si vous le connaissez, ou si ces quelques morceaux vous ont plu. 

vendredi 9 septembre 2016

La base ombre à paupières Benecos

J'aime bien aller fouiner chez Houpette et compagnie (le site, ou la mignonne petite boutique/institut dans le XIe, dont je vous avais déjà parlé dans mon article de 2014 sur mon "bio top parisien"- histoire de tester les produits). L'entreprise marche bien, et ne cesse d'évoluer, en bien.

Récemment, j'y ai fait une trouvaille dont je ne peux plus me passer, à tout petit prix :
la base ombre à paupières Benecos (une marque dont je n'avais jamais rien acheté jusqu'à présent, n'aimant pas trop leurs gammes de couleur ni la consistance des produits).



Je ne lui trouve que des qualités :

- Il est efficace en tant que base fixante pour les fards, après un tout petit temps de séchage : le maquillage réalisé ensuite tient jusqu'au soir, même lorsqu'il fait un peu chaud.
- On peut aussi l'appliquer seul comme un fard liquide, qui éclairera le regard d'un beige lumineux très naturel.
- Il n'est absolument pas irritant (et j'ai les paupières sensibles) ; au contraire, il a un petit côté hydratant et frais bien agréable.
- Il sent très bon (à mon nez en tout cas).
- Il est économique, à la fois en prix et en quantité : il n'est pas cher, et dure très longtemps (j'arrive au bout du tube, après plusieurs mois d'utilisation quasi quotidienne), avec un embout pratique qui permet de doser correctement (très peu de produit suffit ; bien "essorer" l'applicateur sur le bord). Durant tout ce temps, il n'a pas séché, sa texture ou son odeur ne se sont pas modifiées.
- Il peut servir d'anticernes / enlumineur
- Il prend peu de place.

Voilà, si vous aimez vous maquiller au naturel, ou si vous cherchez des produits faciles d'emploi et sains pour débuter, je vous recommande chaudement cet allié polyvalent et discret !

 Ce produit se trouve bien sûr dans de nombreuses autres boutiques naturelles, matérielles ou immatérielles.

[Pour les nouveaux lecteurs, je précise qu'aucun article du blog ne fait l'objet d'un partenariat commercial. Je promeus ce qui me plaît, quand ça me plaît. :-)]

dimanche 4 septembre 2016

Dix scènes de danse pêchues pour attaquer septembre du bon pied !

Petit best of tout personnel des scènes que je revois encore, encore, encore, qui me font sourire et danser. En espérant que cela vous donnera envie de faire de même, et tout le film avec, qui sait... Pour une rentrée pleine d'énergie !



1 - Billy Elliot - Stephen Daldry (2000)
2 - My Sister Eileen - Richard Quine (1955)
3 - Footlose - Herbert Ross (1984)
4 - The Mask - Chuck Russell (1994)
5 - Vengo - Tony Gatlif (2000)
6 - Singing in the rain - Stanley Donen & Gene Kelly (1952)
7 - Viva Las Vegas - George Sidney (1964)
8 - Step up 2 : The Streets - John Chu (2008)
9 - The Blues Brothers - John Landis (1980)
10 - Step up 1 - Anne Fletcher (2006)

vendredi 26 août 2016

Une robe en soie verte, so fifties

Une tenue... Cela faisait très longtemps (Je trouve toujours des excuses à mon immobilisme... là ce fut l'attelle, puis la varicelle, hum, pas mal comme excuses, non? Mais aujourd'hui, foin de la tignasse - justement!, des pores dilatés par la canicule, des bras flasques et des cicatrices sur le front : une tenue vous aurez :-).

Catégorie chic, durable et pas cher, j'ai acheté cette robe en soie dans un dépôt-vente nantais aujourd'hui fermé, en 2008, pour 45 euros... Je la porte très souvent l'été - sur peau bronzée, elle fait merveille, mais je bronze de moins en moins. Je devais avoir un tout petit capital soleil, car je n'en ai pourtant pas abusé au cours de ma vie.

Ceux qui me suivent savent combien j'aime le vert, et la soie (et le ver à soie, aussi, d'où l'achat de préférence d'occasion).

Toutefois, pour porter du vert (fards, bijoux, vêtements), j'ai une couleur d'yeux un peu compliquée à mettre en valeur, car leur teinte tire sur le brun-orangé : les verts froids les éteignent au lieu de les rehausser. Il ne me faut donc que des verts presque chauds (d'autant plus avec ma carnation et mes cheveux) : du kaki, de l'olive, de l'anis (voire du caca d'oie, ou merde d'oyson au XVIIe, et merde d'oie encore chez Stendhal, :-D !). Je suis donc ravie, et de cette robe, dont le vert varie selon les lumières, mais toujours dans les bonnes nuances, et de ces boucles d'oreille, la deuxième paire que j'achète Aux Cerises de Lutèce de la rue Monge, une boutique parisienne dont je vous avais déjà parlé ICI.







La marque de la robe : Enolah (une marque belge).
Normalement, le cordon de la poitrine ne se porte pas noué derrière le cou, mais je trouve ça joli comme ça.

Et pour lutter contre la gravité traîtresse qui nous fait bouder les robes dos nu, je porte un bustier Aubade, du temps où la fabrication était française, qui tient très bien (larges bandes adhésives, armatures bien positionnées). Pas de miracle. :-)

vendredi 19 août 2016

Week-end Ardèche/Drôme (4) : Grignan, l'art et le plaisir

Bonjour à tous. Voici, un peu en retard, le dernier volet de mon petit séjour en Ardèche et dans la Drôme : Grignan. Une étape de choix !

Grignan a été, au Moyen-Age et sous l'Ancien régime, un fief provençal de premier plan. Au XVIIe y résident le comte de Grignan, et son épouse, Françoise de Sévigné, fille de la marquise de Sévigné, fameuse épistolière (décédée au château) : se déroule donc au village, depuis 1996, en juillet, un beau festival de la correspondance, auquel j'aimerais bien me rendre une de ces prochaines années.

Le fabuleux château, parfois surnommé le "petit Versailles du Sud", a des terrasses immenses, qui permettent d'embrasser du regard les tuiles, les vignes et les montagnes, à perte de vue. Leur accès est gratuit ; seul celui de l'intérieur du palais ne l'est pas (et nous n'avons pas eu le temps de le visiter). Sa façade Renaissance est magnifique, sans oublier les lanternes, et la petite forêt de chênes qui abrite une guinguette les soirs de spectacle.


En effet, tout l'été, un spectacle se joue, presque chaque soir : ce sont les "Fêtes nocturnes". On peut d'ailleurs admirer de beaux clichés pris lors des spectacles des années précédentes sur certains murs extérieurs.
Cette année, c'était Don Quichotte, par la compagnie des Dramaticules, et je regrette vraiment de l'avoir manquée...

Grignan, c'est un village adorable dans lequel il fait bon se promener, et... manger.

Je vous conseille particulièrement le restaurant Le Poème de Grignan. (Ce nom serait-il un hommage à Philippe Jaccottet, résident du village ?)


La formule du marché, à 29 euros, est à présent proposée tous les midis, même le dimanche. C'est fin, copieux, sans prétention, avec un grand soin des "matières premières" (légumes très frais et goûteux, saumon écossais, ...) : vraiment une belle réussite.

Mon menu en images colorées (la glace du dessert était un exquis sorbet maison à la verveine ; et la purée à la ciboulette, je ne vous dis que ça...) :


Après la correspondance, après le théâtre, voici la musique, et vous pouvez cumuler, car le Comité des Orgues de Grignan organise des concerts tout au long de l'été, plutôt en début de soirée (18h30).

Ainsi, en entrant dans la collégiale St Sauveur (bâtie sous une terrasse, à même le rocher, elle abrite la tombe de la marquise), nous avons eu la chance d'entendre un duo orgue (Franck Tourre) et flûte à bec (Aurélie Karbowiak) répéter du Frescobaldi, du Corelli et du Vivaldi. Dans ce lieu frais, serein, et presque vide, c'était un grand plaisir de les écouter.

J'ai trouvé la rosace (gothique du XVe) de cette collégiale particulièrement belle, et assez originale par la petite taille des vitraux (vue intérieure) :


Sympathique également, pour une demi-heure en été : déguster une glace au Jardin méditerranéen du Clair de la Plume (annexe excentrée du restaurant gastronomique du même nom, qui dispose également d'un salon de thé donnant sur une jolie place) : il permet d'admirer le château de loin, tout en dégustant une excellente glace artisanale (et médaillée). Ce praliné !
Si vous voulez y dîner, la nourriture n'a rien d'exceptionnel, mais la vue sur le village et le château illuminés valent, je pense, le détour.

Grignan est donc une ville à ne pas manquer, pour un déjeuner, un après-midi de visite, un concert et un spectacle, par exemple, en week-end ou sur la route du Sud (enfin, du Sud plus au Sud). Pour un dimanche, le nombre de visiteurs m'a paru raisonnable, ce qui ne gâche rien.
C'est une ville que j'ai découverte il y a deux ans, en cherchant à éviter l'autoroute embouteillée. Finalement, les trois covoitureuses que nous étions, et qui ne se connaissaient pas, ont décidé de flâner, manger une pizza... Impromptu et sympathique. Je voulais depuis longtemps revenir afin de visiter plus en détail ; à présent, j'ai très envie d'y retourner pour les événements culturels, et pour voir l'intérieur du château.

Tout autour, d'autres merveilleux châteaux de la Drôme et beaux villages vous attendent, peut-être à vélo ?

Si vous venez de loin, le plus pratique est d'aller en train jusqu'à Montélimar (TGV), puis de louer une voiture ou des vélos : tout est près, et c'est un procédé qui doit avoir du succès, car je n'ai jamais vu une telle quantité de voitures de location pour une si petite gare !

Et puisqu'on se quitte sur des voitures, j'ajoute, pour le plaisir, la rutilante pépite rencontrée sous les remparts:

Et une vrombissante fin de mois d'août !

mardi 9 août 2016

Week-end Ardèche/Drôme (3) : B&B Le Séminaire (Roussas)

Suite du week-end...

Le samedi soir, nous avons roulé une petite heure des Gorges de l'Ardèche à la Drôme, et dormi dans un B&B, Le Séminaire, à Roussas, un village au ravissant château surplombant. Il se trouve tout près de Montélimar, dans le pays de Grignan, tout parsemé de "plus beaux villages de France" et de "villages médiévaux" dans un périmètre assez restreint.

Pour la petite histoire, ce week-end s'est organisé inopinément le mardi pour le vendredi... Dans une telle région, à une telle période, vous imaginez bien qu'il ne restait plus beaucoup d'établissements disponibles. Par conséquent, trouver des prix plus bas sans céder au charme, ou rester au même endroit deux soirs de suite, ça n'a pas été possible, mais je ne regrette rien : l'imprévu, c'est exquis ; l'Ardèche et la Provence, c'est (toujours) extra. :-)

Le site de l'hôtel

Ce Séminaire, à l'entrée toute discrète, n'a rien de religieux... hormis l'ancienne vocation de la bâtisse!

De ce B&B à la chambre un peu trop moderne et grise à mon goût (mais super douche, toilettes séparées, et très bon matelas), je retiens surtout quelques gros points forts :

1* Le jardin charmant qui fait oublier le bord de route (peu fréquentée, de toute manière) - demandez la chambre "Rouge de Mars", plus petite, mais dont une fenêtre a cette vue :
2* Le calme : il n'y a que trois chambres, et nous étions seuls au bord de la piscine en fin de matinée. Le jour du départ, on peut en profiter encore après avoir rendu les clés, avec une petite pièce pour se changer ensuite.

3* L'humour belge de notre hôte, Guido... Nous avons bien ri durant le dîner, et lorsque je l'ai prévenu que nous partions, il nous a répondu : "Merci pour l'accueil", avec un ton pince-sans-rire (L'humour belge, comment dire... fait selon moi partie des grands plaisirs de la vie).

4* La nourriture : Le petit déjeuner bien sûr, toute la table déjà mise lorsque nous sommes arrivés, croulant sous les denrées, plateau de fromages, melon, jambon cru, confitures artisanales, pain, viennoiseries, pain d'épice, jus d'orange, yaourts, etc.
Mais ce n'est pas tout : chose assez rare, grâce aux talents de cuisinière de Lucie, le B&B fait aussi table d'hôtes (à demander à l'avance, car tout est acheté au marché). Je n'ai pas pris de photos (trop faim!), mais c'était très bon, avec des ingrédients frais, goûteux et savamment orchestrés.
Nous avons également bu une bonne bouteille de rouge local "à la carte" : ouverte pour nous, avec liberté de boire la quantité que nous voulions et de payer en proportion.
Nous avons pris les repas sous cet auvent, grisés par le vin  le bruit de la fontaine toute proche :

5* Le jardin. Eh oui, encore... en terrasse, petit mais ravissant, avec sa fontaine, ses fleurs et son antique kiosque en fer rouillé :

Pour ceux qui voudraient se détendre à 100%, sachez que la fille des patrons est ostéopathe, et qu'elle propose aussi des consultations sur place certains jours... comme pour le repas, à demander par téléphone, et une nouvelle raison d'éviter le monstre Booking !

A demain pour le dernier volet de ce week-end plein de bonheurs, de verdure, de pierres, de soleil, de vent et de plaisirs gustatifs et colorés. Bref, de Sud... Aaaaah.

lundi 8 août 2016

Week-end Ardèche/Drôme (2) : les Gorges de l'Ardèche

Après notre nuit à La Santoline, sur les conseils de l'hôtelière, nous avons évité de regagner la rive est de l'Ardèche, où se trouvent la route, les panoramas, et la circulation / la fréquentation qui vont avec ; au lieu de cela, nous sommes allés à Labastide de Virac, puis, par une petite route, jusqu'au mas de Serret : juste avant le panneau "Camping Mille étoiles" (chemin privé), on peut se garer sous les arbres, et de là, après une toute petite heure de descente agréable sur un sentier pierreux (prévoir de bonnes chaussures) et ombragé, gagner une rive peu fréquentée (en revanche, il y a pas mal de passage en kayak, mais on peut rester dans l'eau pendant qu'ils passent). A l'arrivée, le panorama est saisissant de beauté.
Si l'on souhaite s'éloigner du point d'arrivée du camp de kayak, qui se trouve juste derrière l'arrivée du sentier, on peut longer la rivière pour aller plus en aval.
L'eau est peu profonde et il y a beaucoup de courant, ce n'est donc pas la grande baignade, mais il y a de quoi s'amuser à se prendre pour un saumon en essayant de remonter (avec beaucoup moins de grâce), pique-niquer, lire, siester à l'ombre en écoutant le bruit de l'eau... avant de reprendre le sentier dans le sens ascendant!
Nous sommes arrivés un peu tard pour marcher davantage, mais si vous avez un ou plusieurs jours, il y a beaucoup de sentiers de randonnée de ce côté (nous avons acheté une carte IGN dans le bureau de presse de Barjac).