lundi 23 mars 2015

Coucher du soleil sur la marée "du siècle" à Pornic...

Ce n'était pas l'endroit le plus spectaculaire, mais un pur moment de grâce tout de même...
Par ordre chronologique :  où les nuages jouent  avec les sources de la lumière, où les formes et les couleurs, en un éclair, se jouent de leur instabilité comme de la nôtre.
Où l'athée que je suis s'immerge dans la divinité du monde.









Mes préférées : la 1ère et la 5e. Celle de l'ours, aussi... ;-) Et vous ?

vendredi 6 mars 2015

Vincent n'a pas d'écailles

Thomas Salvador a fait de son court-métrage un long-métrage. Je lui donne cinq étoiles ! 
78 minutes d'artisan, qui sait mettre de la magie dans les petits riens. 

Voilà un OFNI délicieux, un petit bijou qui me marque d'autant plus qu'il ne se prend pas au sérieux. 
Quel rafraîchissement. Un film au scripte économe, tout léger, tout décalé, drôle et grave dans sa drôlerie, rationnel et fou dans sa raison, désinvolte et sérieux dans sa désinvolture, doux et sensuel comme "la caresse la plus longue du monde" (rien que pour cette séquence restée imprimée sur ma rétine, il en vaut la peine). 


J'ai passé la séance en lévitation, tant les gorges du Verdon, leur beauté, leur chaleur et leur fraîcheur crèvent l'écran. 
Quant au couple, il est si naturel, si juste et réjouissant... J'en connais de célèbres qui pourraient en prendre de la graine...

Ce film m'inspire des triades d'harmonies...
Merveilleux, poétique, et tendre
Timide, audacieux et paisible
Essoufflé, mouillé, ensoleillé
Aquatique, minéral et charnel

S'amusant des codes des films de genre (super-héros, course-poursuite, comédie romantique) et les dépassant tous avec une patte magique !

Libre, libre, ce film est plein d'air et de liberté. La caméra même filme avec finesse, mais se fait oublier, jamais on ne se dit "tiens, c'est un beau plan", et pourtant tous les plans sont beaux. N'est-ce pas une marque certaine du talent ?

Il est temps de prendre un bain de Jouvence, au moins au cinéma ! 

dimanche 1 mars 2015

Bordeaux, premier rendez-vous

Après une semaine un peu trop chargée pour poster, voici un petit aperçu en photo de ma découverte de Bordeaux ! 
Je vais probablement créer une rubrique de bonnes adresses dans cette ville, si j'y retourne, comme c'est probable (chut), dans les prochains temps. 
Je l'ai bien entendu visitée sous la pluie, mais quoi, la pluie c'est la vie (même avec une chaussure trouée sous la semelle et qui fait flic-flac), surtout accompagnée d'un guide compétent muni d'un grand parapluie... 
Juste un petit tour rapide, un premier regard en une fin d'après-midi et une soirée.
[Les photos sont celles de mon téléphone, donc la mise au point n'est pas toujours terrible... ]

La Porte de la grosse cloche :


Le pont de pierre, jeté manu militari sur la Garonne par le sieur Bonaparte, Napoléon de son prénom : 

Juste en face, place de la Bourse, au-delà d'une cheminée en équilibre précaire, j'ai pu nous transporter, moi et ma jupe en soie (bientôt une séance rien que pour elle)...

... jusqu'à un espace dédié à l'inscription de Bordeaux et de son joli "Port de la lune" au patrimoine mondial de l'humanité, qui présente une exposition permanente particulièrement agréable sur l'histoire de la ville.

Mais comme je suis un peu bébête (et que ça fermait un quart d'heure plus tard), je n'ai pris que la vitrine en photo, parce que je trouvais ça chouette, tous ces plans superposés. Trouverez-vous le visage épiscopal qui apparaît ? Ceci est le premier test iconographique de cet article.

Le Monument aux Girondins et la grande roue, place des Quinconces (la fête foraine m'ayant empêchée d'admirer le face-à-face Montaigne/Montesquieu... mes chers M&M's^^!)

Place de la Comédie, "Sanna", de Jaume Plensa... du 2D-3D réussi, et poétique. J'ai hâte d'aller voir les autres.  

Rue du Parlement Sainte-Catherine, la librairie musicale Lignerolles a été une magnifique découverte inattendue. J'y suis entrée pour l'originalité des cartes postales, et finalement ce fut une belle discussion avec la maîtresse de céans.

Il y a plein de partoches à un euro, ou beaucoup plus, de livres ultra pointus (du management responsable du spectacle à une histoire du jazz en 2000 pages) ou pour enfants, de ukulélés de voyage au très bon son, et surtout une patronne, Priscille de Lignerolles, passionnée, passionnante, érudite aux goûts éclectiques, chanteuse autant que libraire, qui quitte bientôt les lieux (le 30 avril). Musicien ou non, je vous recommande chaudement d'y passer avant, rien que pour converser avec elle (artistes, anecdotes et grands clients, la vie, tout ça) et goûter ce havre de silence (oui!). Et si vous cherchez une partition introuvable, c'est le moment. M'est avis que des clients vont la regretter.
Avis aussi aux fans de solfège et/ou de jeu, ou pour un cadeau personnalisé ou bizarre, j'y ai découvert l'existence du Sudoku musical... 

Place du Parlement : Librairie "La machine à lire", avec, ce jour-là, une vitrine consacrée à Hélène Cixous,

 
et juste à côté, une vitrine qui présente des oeuvres diverses et variées... hier celle-là, aujourd'hui celle-ci :-) :

Reconnaîtrez-vous l'oeuvre parodiée ? Passque moi sur le moment je n'ai même pas fait attention, la honte !
Trouvé ? Lisez ! :  CLIC (de meilleures photos, et quelques explications)


Un verre au bar La CComtesse (avec deux C), rue du Parlement Saint-Pierre
Chaleureux, et bon (cacahuètes pas trop grasses, mojito plus alcoolisé que sucré, deux signes solides! et les framboises avaient du goût...)


 

A l'Utopia (plus grand et plus chaleureux que celui de Montpellier, dans une ancienne église...), j'ai vu le drôle, poétique et magique Vincent n'a pas d'écailles (le prochain post!) - mais pas dans la salle qui a conservé le plus de vestiges de la destination première du lieu.

A une encablure en face, un restaurant coréen où déguster un plat unique copieux, savoureux et pas cher (12-14 euros) : Mokoji, rue du Serpolet

Plaisir double de contempler et de humer :
avant remuage
après remuage

 Succulentes nouilles... de patate douce !
Et en plus des baguettes non jetables ! (en métal, ça m'a fait bizarre, j'aime le bois laqué... mais je suppose que pour le lavage, le métal est plus hygiénique... et plus chic que le plastique, forcément)
En revanche, je n'ai pas trop aimé le vin de riz doux, plus doucereux que le saké et d'une drôle de texture aqueuse-laiteuse.

Voilà, j'ai pondu un article sur Bordeaux en ne parlant que d'un mauvais vin sans raisin, fortiche, non ? Mais une ville pleine de poésie et de bien d'autres occasions d'ivresse, à découvrir, j'espère vous en avoir convaincu, ou vous avoir donné satisfaction, pour ceux qui aiment et connaissent déjà la ville (n'hésitez pas à proposer des adresses en commentaire!).

A bientôt !

jeudi 19 février 2015

WHIPLASH

Bon bon bon, ça fait trois jours que je tressaute, danse et vibre en écoutant ceci :

je suis donc mûre pour parler du film !

Il a raflé beaucoup de récompenses... à juste titre, selon moi.

D'aucuns lui reprochent de "tourner autour d'une seule et même scène" : je dirais que c'est ce qui fait son essence ! Si vous avez envie de passer près de deux heures en état de tension permanent, de frémir devant un duel entre deux personnages (acteurs...) exceptionnels, et de vous régaler d'une musique exquise... On entend peu de morceaux différents pendant le film, mais j'ai aimé cela, car on s'en imprègne complètement. 

Encore une bande-annonce impec', on progresse ces temps-ci !! :-) 
Certes encore, le plaisir de jouer sans pression semble absent du film... mais c'est bien son propos, de lancer une réflexion sur les avantages et les inconvénients d'un travail obsessionnel de la technique... sur la concurrence dans l'école, qui casse toute idéalisation de l'artiste : là comme ailleurs, on se bat pour sortir du lot... et sur les enseignants charismatiques et tentaculaires qui vous marquent pour le meilleur et pour le pire (et que l'on trouve plus souvent dans les films sur la danse, d'habitude). 
J.K Simmons en campe un de première force. Fou, choquant, tyran jouissant de son pouvoir, il dévide les pires insultes homophobes, sexistes et antisémites avec le débit d'une mitraillette, à un point qui déclenche le rire, et mène la manipulation au rang d'art. Certes, le film n'est pas moral, mais il ne faut pas le diaboliser non plus: j'ai été surprise par certaines critiques qui l'accusent de proposer un "modèle douteux" : il n'est pas du tout un modèle, il est un fait. Rien dans le film ne dit qu'une autre attitude n'aurait pas mené au même résultat, et bien des éléments montrent que ce "modèle" peut détruire. Et, si quelque chose est finalement gagné, c'est malgré l'enseignant, et non grâce à lui. (Bien entendu, tout aussi étrange me semble la critique de Femme actuelle qui célèbre des "valeurs positives" et une "oeuvre solaire", il n'est pas possible que cette personne ait vu le film!!) 
Simplement, dans mon idée, le scénario part d'une réalité possible, et la transforme en oeuvre d'art : le montage étant aussi tendu, aussi frénétique que le scénario (beaucoup de gros plans, de champs-contrechamps, ...), et nous épuise littéralement en même temps que le brillant apprenti, tandis que nos oreilles sont ravies.
Ce qui est sûr, c'est qu'en nos temps de "Star Ac" et autres aberrations médiatiques, le film rappelle que le talent, c'est beaucoup de travail... et que l'artiste génial mène toute sa vie un travail de fourmi, à pas de géant, dans l'insatisfaction quasi permanente, et parfois dans l'excès, l'obsession, l'oubli des autres et l'autodestruction. Le film va loin dans la souffrance morale et physique, mais n'est-ce pas la réalité du harcèlement et de la manie ? Rien ne m'a paru sonner faux, à partir du moment où on accepte l'idée que le film ne livre pas une vérité générale mais un destin particulier.

Sorti des blockbusters, Miles Teller donne toute sa mesure, c'est le cas de le dire... Et il est parfait, tout en nuances dans un rôle pourtant assez monolithique, celui d'Andrew, un jeune homme talentueux mais peu soutenu dans son rêve. Un ambitieux prêt à tout, qui cherche le mentor et le dépassement au-delà de ses limites... Pourtant, ses regards opaques et fixes nous laissent toujours le doute sur ce qu'il pense, et sur sa prochaine réaction... Une révélation, un acteur au charme atemporel, que je vais suivre en espérant qu'il continuera à varier les rôles. Miles Teller joue lui-même 70% des morceaux de musique, et c'est déjà beaucoup... Quant au solo final, il est à la hauteur de l'idole du personnage, Buddy Rich.



Autre réussite : l'impression de quasi huis clos qui se dégage du film, et qui révèle en filigrane à quel point les artistes peuvent parfois être hors du monde extérieur, l'oublier quasi totalement. 
Je trouve également le casting parfait, les autres musiciens, les rôles secondaires sont excellents, tous sans exception. 
La bande-annonce est fabuleuse, nul besoin d'être un passionné de jazz pour la savourer avec bonheur. Je pense que vous resterez assis du début à la fin du générique, pour grappiller jusqu'à la dernière note envoûtante !


Je vous laisse avec un petit best of musical : 

Essayez de le voir encore au ciné, et puis offrez-vous la BO ! Vous ne le regretterez pas !

Damien Chazelle (nom bien français pour un américain!) avait d'abord réalisé un court-métrage primé, il en a fait un long-métrage électrisant, et en sort bientôt un autre, toujours avec Miles Teller, musical et jazzy là encore, mais a priori plus centré sur une histoire d'amour : La la land, avec Emma Watson. J'irai le voir, c'est sûr !

lundi 16 février 2015

Prunes et violettes soyeuses de février

J'ai trouvé une robe qui, que, comment dire... Une de ces robes dont vous savez déjà en l'achetant qu'elle sera de tous vos voyages, de toutes vos sorties... Une robe qui peut tout faire, qui suit chacun de vos mouvements, qui pèse 50 grammes, qui joue avec le soleil et vous protège même de la foudre (l'une des propriétés de la soie). Une robe qui vous enveloppe d'un voile de fraîcheur lorsqu'il fait chaud et qui garde la chaleur de votre corps lorsqu'il fait froid, une robe dont la couleur vous réjouit rien qu'à la regarder, et qui provient d"une production éthique (une créatrice française associée à des couturières indiennes). Une robe assortie au maquillage et aux accessoires que vous avez déjà, une robe que vous avez envie de câliner dans son sac, et qui ne vous déçoit pas, ne se froisse pas, se fait oublier jusqu'à ce que quelqu'un vous en fasse compliment. Une robe que bien sûr vous avez trouvée en liquidation... dans la très chouette boutique où je ne manque jamais de passer lorsque je vais à l'institut parisien Peausitive, dans le XIe, juste en face : L'AVANT-SCENE, 99 rue du chemin vert.
Elle ne produit aucun électricité statique avec la plupart de mes collants. Toutefois, si vous possédez une jupe ou une robe en soie et qu'elle colle à vos bas ou à la doublure du manteau, voici deux trucs très simples qui élimineront le problème : 
- passer un lait hydratant bien fluide sur vos bas ou collants (j'utilise le Weleda à l'argousier, cela ne laisse aucune trace) : très efficace.
- placer une toute petite épingle à nourrice dans la doublure de la robe/jupe (la présence d'une pièce de métal annule l'effet électrostatique). 

* Robe 100 % soie : VALENTINE GAUTHIER
* Ceinture : vintage
* Escarpins en daim bicolore : Tara Jarmon (old, achetées d'occasion au Jupon Rouge, dans le IXe ) 
* Capeline : La City (very, very old, achetée chez Cherche-Minippes il y a des années)




Une robe perfectionniste qui, ne se trouvant pas assez de qualités, a décidé de devenir deux en une : devant / derrière. N'hésitez pas à commenter pour me dire quelle option a votre préférence!

Option 1, avec le décolleté boutonné devant (comme sur la première photo ci-dessus): 
 Sans ceinture :
 
Option 2, avec le décolleté boutonné derrière : 




Et en plus, elle a des poches (bien cachées), et elle taille grand. Une grande copine, je vous dis.








[Comme vous pouvez le voir, ma tignasse pète la forme depuis mon passage chez Biocoiff : trois lavages que je ne mets pas d'après-shampoing ! Mais ça, je vous en reparlerai bientôt :-)]

samedi 14 février 2015

HOPE

Hope est un film éprouvant. Brut, sans détour et sans euphémisme, sans complaisance, ni rien d'inutile ou de trop. On en sort profondément bouleversé. Les premières minutes le disent d'emblée : l'espoir ne sauve pas de l'horreur... mais il fait avancer, inexorablement, des êtres enracinés à leur projet comme un tronc à la seule source d'un désert.
La bande-annonce n'en dit pas trop, pour une fois... elle est moins dure, aussi, que le film. 


L'être humain y semble indécrottable dans sa violence et son intolérance ordinaires. Pas un pour rattraper l'autre, et toutes les migrations du monde n'y changeront rien. 


Le film est magnifique, et pourtant dénué du moindre effet esthétique apparent : il semble parfois confiner au documentaire (genre d'abord pratiqué par le réalisateur, Boris Lojkine, notamment avec son oeuvre sur l'après-guerre du Vietnam, Les âmes errantes), la caméra se contentant  de suivre une réalité qu'elle a peine elle-même à supporter, entrecoupée de moments de pure grâce durant lesquels on aspire un peu d'oxygène et de beauté, en même temps que les personnages, avant de repartir, toujours plus loin, dans le champ des traquenards acceptés. Et ces moments d'amour et d'harmonie semblent là comme pour rendre le reste plus insoutenable.
Pourtant, c'est bien un film, et non un documentaire, même si on y apprend des choses (notamment sur la prédominance des nationalités à chaque étape des flux migratoires) ; même si les comédiens ont vécu une partie de ce qu'ils jouent. Un vrai film conducteur, nourri d'un peu de tendresse et d'eau fraîche qui arrivent là par nécessité, sans artifice, et qui pour notre salut ne semblent pas plus fictives que le reste.
Tout le film est beau, tous les plans semblent spontanément mais esthétiquement cadrés. La lumière est naturelle, mais elle joue un rôle à part entière. Très peu de musique : le rythme est donné par l'activité des personnages qui ont l'espoir chevillé au corps, qui en portent même le nom... à l'image de cette femme qui jette son dévolu sur un homme et reste agrippée à lui, mystérieuse à ses yeux comme aux nôtres.


Les deux personnages principaux, entre anglais et français, Niger et Cameroun, avancent tête baissée dans les embûches, avec leur fragile humanité, discret flambeau qui menace de s'éteindre à tout moment.
Accrochez-vous.
Hope, c'est l'atroce implacable et la douceur impalpable. C'est la force inaltérable, irréductible du migrant que rien jamais n'arrêtera, car aucun arrêt n'est possible entre nulle part et n'importe où.
Hope, c'est un kaléidoscope qui fait jouer le noir sur le noir, toutefois parsemé de quelques éclats de verre coloré qui resteront là, comme des traces de ce que l'homme pourrait être, mais renonce à être. 

C'est l'occasion de (re)lire le splendide Eldorado, de Laurent Gaudé. De revoir Welcome. Comme si les oeuvres sur ce thème ne pouvaient que porter des titres qui rient jaune de l'ironie que le sort réserve aux naïfs. 

Ne jamais sous-estimer le pouvoir du naïf qui n'est pas prêt à renoncer à ses croyances...
... tandis que là-bas, en Europe de l'Est, les murs continuent à s'élever.

mardi 10 février 2015

"Je n'ai rien à te dire sinon que je t'aime" (exposition)

A Paris, j'ai fait un petit tour au Musée des lettres et des manuscrits (boulevard St-Germain) pour les derniers jours de l'exposition sur les lettres d'amour :

Le décor n'invite pas vraiment à l'amour...
Eh oui, c'est si simple... et pourtant, notre espèce aura disparu que l'homme n'aura pas terminé d'épuiser les ressources de l'art et des mots pour le dire !

J'ai trouvé l'exposition variée mais assez peu consistante, elle m'a laissée sur ma faim. J'en ai tout de même butiné quelques délectables fragments à partager avec vous.

Ceci, par exemple :


Et puis, ceux que j'aime étaient là.

J'ai ainsi eu le plaisir de découvrir les fragments d'un jeune Romain Gary amoureux, lui qui considérait la féminité comme le moyen d'accéder à l'humanité, à la tendresse (le contraire de ce que disait Brel, en somme, et comme je les aime tous deux, je reste quelque part au milieu :-) :

Et son pendant, un poème simple et très émouvant de Jean Seberg :
"Cet homme qui dort à côté de moi / Qui ignore mes désirs intimes / Qui connaît trop bien mes besoins
Je quitte la chambre / En file indienne / Moi-même derrière moi-même..."

Je suis sûre que vous saurez décoder ceci :-) :

"Je t'aime parce que tu es mon petit coin mystérieux, charmant, tendre." Sacha Guitry

 Mon cher René Char : "Je t'aime pour la braise que tu fais rouler dans mon être".

"Je ris merveilleusement avec toi.
Voilà la chance unique."


Il y avait aussi les lettres de Sartre à Wanda sur des pages arrachées à des cahiers d'écolier...

Comme l'exposition suit les étapes d'une relation amoureuse, on trouve aussi l'exaspération (de mauvaise foi?) de Flaubert , qui m'a fait sourire :


...  et l'humour métaphorique et souffrant de Félicien Rops : J'adore la phrase reproduite sur le panonceau...




Il y a même les non-relations...
Pendant la guerre, Saint-Ex et son Petit Prince se prennent d'amour pour une ambulancière (mariée) de la Croix-Rouge, et lui écrivent des lettres aquarellées auxquelles elle ne répondra jamais...


Voilà, j'espère que ça vous aura plu !

P.S : La collection permanente de ce discret musée, elle, vaut le détour à tout moment !