mardi 30 septembre 2014

Le marais poitevin, fin septembre...

c'est du soleil, une solitude paisible, un silence parfait (toutefois brisé sur la fin par des coups de feu, en semaine ç'aurait été encore mieux!), en compagnie de quelques animaux familiers - qui prennent une présence nouvelle au détour d'un canal... C'est le bruissement des feuilles, la lumière délicatement filtrée qui plonge les arbres et les objets d'antan dans une atmosphère mystérieuse, un peu magique, le clapotis de la rame (promenée ainsi qu'une reine, c'est même pas moi qui la maniait :-)...) Débarquer un peu où l'on veut pour pique-niquer... Un grand plaisir, à partir de l'embarcadère d'Arçais. 




Désolée pour la qualité très moyenne des clichés, mais même avec un barreur de talent, on ne choisit pas toujours son angle, et on bouge un peu quand même !

mercredi 10 septembre 2014

Des chevaux et des hommes

Une séance ciné datant de cet été, je suis en retard !
Pour cette fois, un film islandais... déroutant... exotique... ahurissant... drôle et choquant à la fois, tant la culture et l'humour nordiques sont à part.

Comme un pur produit islandais, ce film transhume au curieux rythme de l'amble, trottant d'un humour noir cruel à la satire des esprits étriqués, des credo nobles ou ridicules, dans le souffle rude et sauvage d'une vallée tout ensemble belle et désolée.
 Le réalisateur Benedikt Erlingsson (dont c'est le premier long métrage) semble placer tout ce monde de regards sous son oeil à lui, avec un détachement apparent qui n'empêche pas l'affection. Le tout est très bien filmé, mais on pourra regretter que le film soit un trop fragmentaire et laisse un goût d'inachevé (il ne dure qu'une heure vingt, et aucun personnage n'est creusé en profondeur). Toutefois, le fil directeur des yeux des chevaux, dont l'iris en gros plan reflète l'avancée d'un homme toujours attendu et craint, accepté jusque dans sa violence par ce prédaté si docile, m'a durablement marquée. 
A la fin, la boucle est bouclée, et l'on est sûr d'une chose : tout passe, là-bas, par les chevaux, par eux les hommes vivent et survivent. On sort non pas en repensant à un personnage, mais en ayant reçu une grande claque, et quelques clins d'oeil antimachistes.
Les deux bandes-annonces racontent pratiquement tout le film, c'est de pire en pire décidément les bandes-annonces... ainsi que certaines critiques. Bref, je ne les poste pas.
Pour les âmes sensibles et les plus jeunes, quelques scènes bien difficiles quand même, dont une qui m'a laissée pantoise... Je ne vous en dis pas plus !

dimanche 7 septembre 2014

Dès l'aube, cueillir la rose...


 Une chanson des années 40, pour une robe des années 40 en crêpe de coton. Comme quoi le "color block" ne date pas d'hier.... 


Encore une merveille dénichée dans ma chère boutique vintage Mam'zelle Swing, rue du Roi-de-Sicile dans le Marais à Paris, pour 50 euros. 
Elle aussi, elle est rose : 
Et puis la patronne a toujours le petit geste commercial qui touche, et l'aiguille à la main qui retouche.

La robe se noue normalement derrière, mais j'aime bien devant.
Je constate encore et toujours combien les coupes des années 40 mettent toutes les silhouettes en valeur, pulpeuses ou minces.

Avec, on me repère de loin, c'est pratique, et je me sens joyeuse même lorsqu'il fait gris !
Mais en ce mois de septembre estival, aussi, dans la lumière du matin, quand le soleil me prend dans ses bras, qu'il me parle tout bas, je vois la vie en rose... 

Et ce, même de (très) bonne heure, quand je suis en pilotage automatique et que ma tête ressemble à ceci (vue extérieure, vue intérieure :-)