jeudi 30 avril 2015

Port-Cros

C'est tellement beau que j'ai eu du mal à réduire le nombre de photos à poster ici... Ce fut le seul jour gris des vacances, mais cela donne un autre relief, j'aime le gris... et au moins on a pu marcher six heures (!) sans mourir de chaud ! Presque personne un lundi, bien agréable... mais un peu trop frais pour se baigner ou tenter la petite visite guidée sous-marine.
Nous avons parcouru une très grande boucle conseillée par la dame de l'office de tourisme, mais nous n'avons pu voir l'extrême ouest, qui nous aurait offert de très belles crêtes en deux heures... Il faudra donc y retourner, zut alors...
Port-Cros est sauvage, vraiment sauvage. Moins touristique et "facile" que Porquerolles, elle nous plonge dans un monde aride et luxuriant à la fois, et si harmonieux et simple... Une telle balade nous rappelle combien nous sommes superflus sur terre ^^.
Les plantes, insectes, oiseaux s'offrent à nous dans un festival d'odeurs et de bruits doux à nos sens, et dans une pleine tranquillité.
Bonne promenade photographique !



Après avoir longuement longé la côte vient le moment de plonger dans un maquis enchanté... (couleurs non retouchées!)

Le retour vers le port donne l'illusion de changer plusieurs fois d'univers...


 Nous sommes partis du Lavandou, où nous avons dormi au retour. Petit aperçu du sympathique hôtel Les Alcyons, découvert sur Tripadvisor.  Accueil sympathique et jolie vue, bon lit, belle salle de bain, et prix intéressant. Petits bémols : serviettes rêches, et petit déjeuner sans intérêt!

 Oui oui, il y a une mer dans le ciel, là ! :-) 

La prochaine fois, je prendrai de l'autre côté de la route, pour donner directement sur la plage, et surtout... pour retourner au restaurant Lou Solyles, absolument exquis. Petite salle ou petite terrasse couverte, et patron très sympathique et attentionné. Jolie musique.
Surtout, après une excellente entrée et un poisson parfait, le meilleur dessert de ma vie, vraiment (mes papilles frémissent d'y repenser) : de larges ravioles fourrées à la crème d'agrumes, et nappées de chocolat chaud, accompagnées d'une boule de sorbet à l'abricot artisanale à se pâmer (le patron m'a dit que le dessert a été créé à partir de cette glace).
Les quantités sont juste bien, de quoi combler sans empêcher de désirer la suite.  
Je vous le recommande des deux mains ! La jeune chef aux cheveux blonds entraperçue en cuisine a un talent à ne jamais couper l'appétit !
Mieux vaut réserver, surtout en saison. Restaurant ouvert le dimanche et le lundi !

mardi 28 avril 2015

Etonnante cathédrale de Montpellier...

 J'ai vécu trois ans à côté d'elle, mais sa majesté austère me sidère toujours...
Et un voile éphémère provoquait cette fois des effets bien intéressants...



Et une petite adresse pour se sustenter non loin, à l'ombre des pins et de l'église Saint Roch :
Sisters' Café, rue des Soeurs Noires. 
Jolie terrasse, excellentes pâtisseries à choisir de vue, intéressante carte de boissons, dont un excellent Spritz, plats simples pour un savoureux déjeuner fait maison avec des ingrédients authentiques, simples et bien mariés.

lundi 27 avril 2015

Une belle fin...

"Still life" est le titre original. Nature morte ? Non... Vie immobile ? Encore la vie ? Oui... Mais je dois dire que le titre français, coupable de grande distance avec ce qu'il est censé traduire, me plaît beaucoup aussi.

Uberto Pasolini... récompensé à la Mostra de Venise... Quel joli jeu du cinéma avec ses grands noms.

Ce n'est pas une comédie à proprement parler, même si l'on sourit souvent. "Tendre" est réellement l'adjectif qui va et vient à l'esprit devant ce film, après ce film. Attendrissant, précisément parce qu'il n'en rajoute pas. Le film dans son ensemble n'a pas honte de ses sentiments, mais la subtilité le porte de bout en bout. Les scènes, les regards, les gestes, les paroles, les cocasseries ne sont jamais ostensiblement offerts, qu'ils soient poignants ou amusants : ils s'arrêtent juste à temps pour que nous en saisissions la saveur et l'émotion, sans s'attarder. Les répliques résonnent puis s'évaporent, parce que la vie est là, qu'elle ne laisse pas le temps ni la force de tout dire. Pas comme au cinéma.

Toute la soirée, ce modeste mais profondément humaniste voyage chez les solitaires, les simples, les sensibles, les écartés qui nous entourent m'a bercée de sa lumière douce et mélancolique, sans la moindre morosité. Un aspect inattendu de la mort qui donne envie de vivre dans un monde vert et bleu.


Eddie Marsan, pro des grands seconds rôles pas toujours tendres, est dans cette composition inhabituelle un acteur extraordinaire, tout en nuances et en finesse. John May, ses presque TOC, son regard brillant d'humanité contenue, sa bouille sans âge et sans mollesse, ses petits pas parallèles, ses brusques élans d'énergie et ses sourires fugitifs... Vous l'aimerez tout de suite, et pour toujours. La caméra le suit, et c'est bien assez. Les visages parlent autant que les bouches, tout au long des séquences, tant le casting est excellent. La bande-son, très sobre et touchante elle aussi, nous accompagne précautionneusement.
Je suis encore toute percluse de sourires émus, allez.

Je ne suis pas d'accord avec ceux qui trouvent le film sans relief ou moraliste, vous l'aurez compris. Pas du tout. Les angles morts de la société sont simplement explorés, et un homme faussement plat, tenace, pugnace, au grand coeur nourri au thon en boîte et regonflé aux sels pétillants, nous les fait aimer.
Désespérant d'espoir.
La toute dernière scène, à la limite, est de trop, mais... elle remplit son rôle de consolatrice, tandis que la réalité bouleversante reste bien ancrée à l'âme. Sans peser.
Film funambule, sinon comédie.

La bande-annonce en montre un petit peu trop, mais elle est bien jolie... A regarder... après !

dimanche 26 avril 2015

Magies du Sud : Calanques

Bonjour tout le monde.

De vraies vacances, cela impliquait de ne pas bloguer non plus !
Et ça m'a manqué, sans parler des articles en retard sur Paris et les films...
Mais je compte bien me rattraper, et intercaler des tranches (colorées, ensoleillées, heureuses, ...) de mes récentes vacances.
J'ai grandi dans le Midi et j'ai de la famille en Provence ; pourtant, je redécouvre encore et encore, chaque fois, les inépuisables merveilles de ces régions, les retours heureux aux mêmes endroits aimés alternant avec les découvertes.
Cette fois, j'ai passé une pleine semaine à arpenter de nouveaux endroits, et j'ai un petit stock de photos et de bons plans à partager avec vous, des premières Calanques aux derniers contreforts des Cévennes...
En semaine, les Marseillais n'étant pas en vacances, et avant la pleine saison, avec un magnifique soleil presque tout le temps, mais un fond d'air frais, et la meilleure des compagnies, ce fut paradisiaque. Toutefois, avril est un peu tôt pour se baigner, surtout dans les Calanques qui sont toujours très froides (en tout cas pour moi).

*Premier volet : les Calanques*

Je ne les avais pas vraiment vues depuis de nombreuses années... Beauté sauvage et douce à la fois !

Le programme de la journée :

1* Visite guidée en bateau le matin : si vous souhaitez les admirer en bateau (c'est magnifique, et les aperçus sont bien différents de ceux que l'on a en randonnée), je vous conseille le circuit n°4 des "Amis des Calanques", depuis La Ciotat, le plus complet. Mieux vaut réserver les places, et arriver bien en avance pour pouvoir se placer dehors et devant sur le bateau.
Bon, avec un voilier et un guide personnel, ce doit être encore mieux, mais déjà... 

Vous écouterez de passionnantes informations, et vous vous amuserez à chercher aigles, dromadaires et chiens dans ces falaises protéiformes !

Les variations bleues enchantent l'oeil.
Le bateau propose une vision sous-marine, très limitée bien sûr, mais sympathique.
Le port de La Ciotat est surprenant par le contraste entre la partie port de loisirs et rues anciennes, et la partie port industriel, haut lieu d'entretien des yachts les plus luxueux (massifs et sans grâce, voire hideux)

2* Déjeuner au "Mugel", dans la calanque du même nom, à La Ciotat
(Petit conseil : réservez une table à l'ombre du figuier. Parking gratuit jusqu'à fin avril).
Accueil sympathique. 
J'ai goûté le trio de légumes du soleil, pour cause de rupture de scampi : très goûtu, surtout les courgettes grillées à la menthe et les poivrons ; et le "Fiadone", gâteau corse à la brousse et au citron (imaginez un croisement entre le gâteau basque et le cheese-cake au citron) : frais et excellent !
Comme le disait le pêcheur-guide sur le bateau : le poisson, par ici, si ce n'est pas cher, c'est douteux ! (et les passagers voisins, rendus malades par leurs calmars de la veille,ont confirmé...) Rien de tel au Mugel ! :-)

La vue est magnifique, si l'on tourne le dos à la petite plage (où les gens doivent être bien serrés en saison) !

Beauté des arbres partout surgissant de lieux sans eau et sans terre, comme des milliers de miracles lithographiés sur du papier bleu...
 
3* Passage par la merveilleuse route des crêtes pour retourner de La Ciotat à Cassis : réservée aux voitures, avec de nombreux endroits où s'arrêter pour admirer le panorama. A emprunter au moins une fois!

4* Promenade à pied dans la calanque de Morgiou (accessible en voiture en semaine et hors-saison par une merveilleuse petite route aussi virageuse et houleuse que possible... en une ou deux heure(s) à pied le reste du temps selon la date). Cette calanque est la seule à présenter un véritable petit port qui reste vivant, mais bien d'autres sont belles, notamment En-Vau à Cassis (la plus encaissée et la première à l'ombre...d'où un sympathique surnom que vous apprendrez pendant la visite ^^).
Bonnes chaussures indispensables pour bien grimper !
 
Au loin, le cap Morgiou dans la lumière du soir :