dimanche 20 novembre 2016

Couleurs d'automne rue des Thermopyles (1er novembre)

Ca vaut le coup de s'arrêter station Pernety (XIVe). En effet, après un déjeuner à L'Entrepôt (jolie verrière, bons petits plats, cinoche, rencontres culturelles...), on peut se promener rue des Thermopyles.
Je vous avais déjà parlé de ce joli coin tout calme ICI.
Je récidive pour quelques clichés aux couleurs de ma saison préférée, avec une robe en soie brique Comptoir des cotonniers d'une ancienne collection, rétro à souhait ; longtemps traquée et enfin dénichée sur Ebay pour 40 euros, et des bottines Heyraud de la collection A-H actuelle (elles étaient en promotion récemment), très confortables et de cette teinte si difficile à trouver, ni orange, ni marron, ni camel (beuah), mais bien parfaitement fauve. La fabrication est espagnole.
Le pendentif, en forme de rose, très délicat, date des années quarante ; il est en simple métal doré, et ne m'a coûté que 20 euros (sans la chaîne). Il vient de chez Symbolique, une de mes boutiques vintage préférées pour les bijoux, rue de Cotte dans le XIIe. J'y avais déjà trouvé, pour 120 euros, un bracelet en or rose des années 30, visible ICI. Le patron est un authentique amoureux des jolies choses, fin connaisseur, extrêmement sympathique (sans parler de ses tenues toujours magnifiques de qualité, de confort et de coupe), et qui fixe vraiment ses prix au plus juste, compte tenu de la valeur et de la rareté de sa sélection.

Je n'ai pas eu le temps de faire une vraie séance photo soignée, mais à l'heure où les dernières feuilles rejoignent le sol, j'avais envie de partager ce petit moment quand même. Pour ce qui est des vêtements et du collier, vous les reverrez bientôt avec d'autres assemblages... car j'avance dans un certain projet "garde-robe" d'envergure, que je présenterai ici, j'espère, d'ici quelques mois.

En attendant, une belle fin d'automne à tous ! Et à ce propos, la plus belle récitation que j'aie entendue depuis longtemps, c'est la Chanson d'automne de Verlaine par Paula Beer dans Frantz... Le film vaut d'être vu, rien que pour elle.











mardi 8 novembre 2016

Chorégraphes américains à l'Opéra de Paris

Cette petite expo, qui s'est terminée fin septembre, m'a déçue par le peu d'explications fournies : seulement une chronologie superficielle, aucun approfondissement sur la nature et l'influence des différents courants modernes américains. J'en garde toutefois quelques beaux clichés, à l'ambiance plutôt crépusculaire, que je partage ici avec vous.


 Black and Blue, ballet de Louis Falco (décembre 1983)

 Patrick Dupond dans Au bord du précipice (chor. Alvin Ailey) (avril 1983)

 Monique Loudières dans Le Concert de Jérôme Robbins (1992)

 Fanny Gaïda dans Lamentation, de Martha Graham (1998)



 The Envelope, chorégraphe David Parsons (1987)


mercredi 26 octobre 2016

Fuocoammare, par-delà Lampedusa


 Fuocoammare, c'est le titre d'une chanson sicilienne populaire. Il signifie : "feu à la mer".



Gianfranco Rosi, réalisateur érythréen, s'est déjà fait connaître par des documentaires marquants : Sacro Gra (consacré aux riverains du périph' de Rome et récompensé par un Lion d'or en 2013), Below Sea Level (sur une communauté marginale vivant dans le désert californien), et El Sicario chambre 164, témoignage d'un mexicain au visage dissimulé, qui raconte ses vingt ans de travail comme bourreau pour les narcotrafiquants. Des thèmes sociaux, forts, un attrait pour la marginalité et les témoignages bruts, assemblés de manière à laisser le spectateur tisser peu à peu des liens, telles semblent être les caractéristiques déjà récurrentes chez ce réalisateur.

Comme les précédents, ce documentaire est sans commentaire. Il mentionne les chiffres au début (20 km2, 400 000 migrants passés en 20 ans, 15 000 morts) comme pour s'en débarrasser : les chiffres ne disent pas grand-chose, contrairement au film.

C'est un travail d'humaniste, d'une grande sobriété ; G. Rosi pose sur ses sujets un regard droit et calme, en retrait mais sans froideur, toujours bienveillant, touchant à l'intime sans voyeurisme.

Il n'y a pas non plus d'autre musique que celle transmise par la radio, de temps en temps. Reste donc toute la place pour les oiseaux, les vagues, la pluie, le crachotement sifflant des radars, des micros, les voix palpables des témoins, des chants, des psalmodies, et puis le silence, bien sûr, le lourd silence d'une minuscule terre perdue, couleur de roche terreuse et de cactus.

Les plans prennent leur temps. L'esthétique est très précise, très recherchée, sans jamais prendre le pas sur la réalité représentée ni sembler artificielle, grâce à la maîtrise des plans et de la lumière. Les couleurs vives des aubes, des phares et des éclairages de nuit, l'immense parabole rotative, la brillance spatiale des couvertures de survie, contribuent à nous immerger dans les abysses d'un monde inconnu.

Puis, deux sujets se côtoient sans rapprochement forcé, au rythme des jours :
  • Le quotidien des habitants de l'île, d'une famille en particulier, à laquelle l'écho des tragédies, toutes proches, n'arrive que de (très) loin ("pauvres gens", murmure la grand-mère cuisinière).
Le réalisateur s'attache surtout au jeune Samuele, petit homme qui s'affirme en jouant au grand, enfant plutôt fascinant, à la fois fruste, rêveur, doux et persévérant, qui parle avec les mains et un accent à couper au couteau. Nous le suivons à l'école, sur l'eau, chez le médecin, dans ses jeux en liberté sur le territoire sauvage de l'île... Nous sourions de sa technique spéciale d'aspiration des pâtes, de sa passion pour la construction de fronde, de son sérieux d'enfant angoissé.
Il y a aussi l'animateur de radio locale, qui ranime cet univers de brume et de tempête avec des chansons d'amour siciliennes, joyeuses ou mélancoliques, transmettant les dédicaces de ce modeste peuple de pêcheurs, qui semble figé quelques décennies en arrière.
Et puis un mystérieux pêcheur apnéiste : en deux séquences, il nous met nous aussi en apnée, dans le gouffre au-dessus duquel voguent les petites barques des insulaires et les migrants, eux-mêmes coincés dans un autre gouffre oppressant, la cale du bateau.
  •  Les migrants naufragés, et les nuits, les jours de ceux qui les sauvent, ou du moins qui essaient, dans un cycle sans fin. Un univers de militaires, de haute mer, de combinaisons intégrales, de navires et d'hélicoptères de fer lancés vers des rafiots dérisoires et surchargés, pour qu'enfin des gants blancs agrippent des bras de toutes les nuances de brun. L'inlassable mélopée du radio, "What is your position?", ses conseils patients, les gestes machinaux de tous les autres, pour contrôler, soutenir, soigner, rester efficace sans brutalité, sans trop céder non plus au découragement, ce sont les micro-exploits toujours renouvelés des personnels, à Lampedusa et par-delà.
Le personnage pivot entre ces deux univers, c'est Pietro Bartolo, un médecin qui passe de la consultation généraliste à l'échographie, des soins infirmiers aux prélèvements sur les cadavres des migrants... Tous ceux qui croient que les travailleurs confrontés au pire "s'habituent" devraient l'écouter. Avec une retenue pleine d'effort, il nous explique qu'il ne s'habitue pas, non. Il y a un trou en lui. Il y a les cauchemars auxquels il faut résister. Parce qu'il y a encore des jambes à démêler : celles des jumeaux à naître dans le ventre d'une femme sauve, celles des joueurs de foot du camp de réfugiés, et puis, à fond de cale, celles des pauvres qui n'ont payé que 800 euros pour mourir de soif et de chaud.

Dans ses consultations ordinaires, avec Samuele, par exemple, Pietro Bartolo reprend un peu d'équilibre avant de retourner dans l'autre monde. Comme le spectateur. Loin d'être "vides" ou "inutiles", comme j'ai pu le lire après coup, les séquences consacrées aux insulaires sont donc l'indispensable pendant des autres. Certes, si elles ne servaient qu'à exhiber l'étanchéité des deux univers, leur nombre et leur longueur n'auraient pas grand intérêt (il suffit de dire qu'à présent les embarcations sont interceptées en haute mer, sans interaction avec les habitants). Mais elles sont bien plus que cela : des bouffées d'air frais, parfois souriant, qui rendent les images des migrants plus saisissantes, nous permettant de les voir vraiment, sans effet d'accoutumance. Elles mettent également en exergue, par contraste, la manière dont les naufragés ne vivent la mer que comme un enfer, et non un milieu habitable, pas même un chemin viable. Synonyme de mort pour les uns, de vie pour les autres, elle reste un danger et un défi pour tous : la grand-mère a des souvenirs de guerre. La tempête empêche de gagner sa vie. Samuele affronte le mal de mer et la barque revêche à ses coups de rame maladroits : il faut devenir marin. La confrontation à la condition humaine et à la mer, le refuge de la prière face à l'élément hostile, tout cela oppose et rassemble à la fois (toutes proportions gardées) migrants et insulaires.

Fuocoammare ne nous apprend pas que des migrants meurent en mer, mais nous le donne à découvrir, peu à peu, à contrecourant des médias qui ne s'intéressent pas au reste. Il nous prête des yeux sans filtre sur la vie de cette petite île, sur les passagers clandestins abandonnés par un Charon, capables encore de vivre, penser, parler, jouer, et puis sur le reste du monde, apparemment absent, mais qui fait écho à chaque instant, par-delà Lampedusa.

Ensuite, bien sûr, on peut avoir envie d'en apprendre davantage sur ce qu'il adviendra de ces réfugiés, d'en apprendre plus sur les migrants en général. Mais n'était-ce pas (aussi) le but, justement ? S'arrêter vraiment, pour avoir envie d'aller plus loin ?
Au stade du film, cet ici et maintenant sans perspective me semble le meilleur choix pour exprimer combien les migrants ont perdu l'avenir et le passé de vue. "La mer n'est pas un chemin", et pourtant, elle l'a été, et ils sont vivants. "Vivre est un risque", et ils sont vivants. Il y a partout une obstination, sur cette île et au-delà, une obstination à vivre, qui se suffit déjà à elle-même.

Samuele tire sur des cibles lointaines et fabrique des frondes, sans avoir envie de tuer vraiment, semble-t-il. Un oiseau est intact, et cela sauve peut-être le spectateur de la nuée de noeuds coulants qui lui prend la gorge devant ces radeaux de la Méduse modernes, et les corps déshydratés traînés à la force des bras.

Le réalisateur s'est en quelque sorte mis dans le même état que son public confronté aux actualités : ayant filmé plusieurs dizaines de sauvetages (il a tourné seul, est resté toute une année), il en était arrivé à une sorte de routine...  mais c'est qu'il manquait la cale.
L'image finale de mort qui arrive alors, pour lui et pour nous, n'est plus de l'horreur pour l'horreur, mais un double aboutissement : celui du temps du film, et celui de l'émotion que nous sommes enfin en état de recevoir vraiment, en regardant une image fixe, qui choque sans anéantir tout à fait, parce que toute la force de vie a été dite avant. Et qui dure juste le temps qu'il faut pour ne plus jamais l'oublier, et ne pas avoir besoin d'en voir d'autres.
C'est aussi grâce au cinéma, son atmosphère confinée, recueillie, son écran : je voudrais y voir tous les documentaires. Et si je vous avais dit d'entrée qu'un mois et demi après la sortie, en journée, en semaine, la petite salle parisienne était pleine jusqu'au dernier siège, et que le public entier est resté muet, immobile, jusqu'à la dernière seconde du générique, avant de sortir dans un silence épais... Cela suffisait, peut-être.
Il n'est pas trop tard pour (le) voir...

C'est un film dont je peux dire que je n'aurai jamais besoin de le revoir, tant son rythme, sa photographie et son sujet rendent chaque plan inoubliable. Je pourrai à présent le dérouler à mon esprit dans ses moindres détails, chaque fois que je me sentirai en état de voir.


P.S : Des propos éclairants du réalisateur sont cités sur Allociné ; je les reproduis ici.
 "Le grand défi à Lampedusa était de trouver un autre point de vue que celui présenté par les milliers d’images en provenance de là-bas. Les médias arrivent sur les lieux seulement lorsqu’une tragédie survient et repartent avec des images qui se ressemblent toutes. À Lampedusa, la plupart des habitants détestent les journalistes, et j’ai passé plusieurs mois sur l’île, sans caméra, à aller à la rencontre des habitants, avant de commencer à tourner. Pour réaliser des images différentes de ce qu’on peut voir à la télévision, pour changer de point de vue, j’ai besoin de transférer tout ce qui se passe sur cette île à l’intérieur des personnages. Je prends le lieu comme un élément à part entière, que je filme à travers ceux que j’ai choisis pour m’accompagner, en montrant la relation entre eux et l’endroit. Après avoir rencontré suffisamment de gens, un itinéraire mental se crée, qui me permet de créer un vide autour des personnages. C’est alors que je peux commencer à raconter les histoires permises par ces rencontres. Dans le film, Lampedusa peut paraître vide. Tout est vu à travers un enfant, un docteur et un DJ de la radio locale. Mais ce vide que je crée en me concentrant sur quelques personnages les relie entre eux comme le blanc qui sépare deux notes sur une partition, ce silence qui est aussi important que le son lui-même. La narration se fait donc à travers ces personnes, devenues des personnages, et une approche cinématographique qui me permet de donner à la réalité un impact plus fort."

dimanche 2 octobre 2016

Le "Curl secret ionic" de Babyliss, ou la baguette à boucles

Comme nombre de filles à cheveux plutôt raides, je rêve souvent de me retrouver dotée d'ondulations pleines de ressort, bien dessinées... Que voulez-vous, les boucles, c'est dynamique, léger, sensuel ; c'est rond, aérien, toujours en mouvement, sans rien "qui pèse ou qui pose", dirait Verlaine... Rétro et romantique, aussi...
Les boucles, c'est mon graal à moi ; mais les entortillements maison pour la nuit, s'ils m'apportent parfois satisfaction, donnent des résultats très aléatoires, du meilleur au pire, vu que j'ai deux mains gauches dès qu'elles se posent dans des cheveux. Les fers traditionnels, idem, la cata...
De temps en temps, je m'offre les services d'un coiffeur pour une grande occasion, mais l'insatisfaction demeurait au quotidien...

Et puis, j'ai appris l'existence de cet aspirateur bouclant (il y a deux ans déjà), le "Curl secret" de Babyliss. Ciel! J'ai regardé des tutoriels, par exemple celui-ci :


La plupart des youtubeuses qui ont testé disent avoir les cheveux fins... Les miens étant très épais, j'ai bien hésité, et puis c'était en plastique et fabriqué en Chine (quel retour en arrière dans mon mode de consommation...), ça coûtait cher, ... J'ai mis le temps, mais le rêve a pris le dessus, et j'ai fini par céder, tout récemment.

Disons-le tout de suite, je ne regrette pas. Disons-le tout de suite aussi, ça ne va pas exactement ressembler au super boulot de la jeune femme ci-dessus. Je n'en suis qu'au premier essai (désolée donc pour les photos prises dans le miroir de la salle de bain, à la va-vite, dans mon élan d'enthousiasme :-), mais je suis déjà ravie du résultat! C'est limite magique, bzzzzz, trois bip, et hop, Boucle d'Or (enfin, de châtaigne roussie).

Quelques précisions préalables :
- Les 2-3 fois où j'ai coincé des cheveux, l'appareil me les a gentiment rendus. Pas de crainte à avoir.
- J'ai choisi la température maxi (deux au choix) en raison de mes cheveux épais, et le serrage des boucles le plus relâché, pour voir, déjà (trois degrés possibles).
- J'ai mis environ 25 minutes pour l'ensemble de ma tête très chevelue (à peine 1' de chauffe au départ). 
- Auparavant, j'ai appliqué un peu de sérum protecteur sur mes pointes, et un nuage de laque bio, afin de donner un peu plus de tenue au résultat sur mes cheveux lourds (parce que 25' tous les jours, c'est évidemment impossible, aussi bien parce que j'ai autre chose à faire que pour la santé de mes cheveux).
- Le fer alterne tout seul le sens des boucles pour plus de naturel (Il ne balaye pas la salle de bain ensuite, mais c'est tout juste.).
- Mon modèle est le "Curl secret ionic" (censé émettre des ions qui limitent l'électricité statique). 

Voici donc (ne vous moquez pas, c'est ma première fois, et mes cheveux n'étaient pas tout à fait propres - j'ai pas pu attendre :-D) :

Etape 1 : Boucler de bas en haut, par petites mèches (3 cm maxi).

Etape 2 : J'ai fini, je ressemble à un bichon, ou à une permanentée des années 80 (et j'ai des progrès à faire sur l'arrière de la tête).

Etape 3 : Après passage de doigts et peigne dans les boucles pour les desserrer, c'est un peu plus sauvage - flou comme j'aime : 


Etape 4 : Le grand moment de bonheur : se coiffer. Chignon, queue de cheval, tout devient plus joli, du moins à mes yeux, y'a du volume, y'a d'la joie et du romantisme, la la la  : 


Etape 5 : Le lendemain matin, au saut du lit, après avoir dormi cheveux en vrac et comprimés sur 
l'oreiller : y'a encore d'la vie, les amis ! (enfin pas sur le visage, hein, mais avant 11h du mat', comment dire...)

Je pense que je vais m'en servir tous les vendredis, histoire de profiter de mes boucles le week-end, tester les autres types de boucles, et tenter de m'améliorer, notamment pour les assouplir sans les casser autant (avoir les cheveux moins secs, ce serait déjà un bon début, je crois...). Je vous en en redonnerai des nouvelles.

Les seuls inconvénients de la chose : 
- Ce n'est pas donné ;
- l'impact écologique ;
- ne permet pas de boucler le haut du crâne, il faut trouver où commencer (pas trop haut, pas trop bas) pour éviter les "faux plis", ne pas se prendre dans le reste des cheveux et conserver une apparence à peu près naturelle ;
- fatigue un tout petit peu le bras (mais franchement, ça va) ;
- à utiliser avec modération pour ne pas abîmer les cheveux (mais au moins, on est sûr qu'ils ne restent pas une seconde de trop en contact avec le fer). 

 [Cet article n'est bien entendu pas sponsorisé.]

mardi 20 septembre 2016

Allain Leprest


Je voudrais bien faire (re)découvrir à mes lecteurs un merveilleux parolier / poète, estimé de Nougaro, de Ferrat, mais beaucoup moins connu qu'eux du "grand public".
Il m'émeut tant que j'ai très envie de partager ici les chansons et paroles que je préfère, en espérant que cela vous donnera envie d'en savoir plus - vous pouvez aussi écouter cette belle émission de France Culture qui lui a été consacrée.

Ci-dessous donc : "Nu", "Le temps de finir la bouteille", "La Gitane", et "Garde-moi la mer", ma préférée.

 





Et puis les paroles de "Tu penses à lui"

Tes bagages sont revenus
J'ai trouvé un mot saugrenu
Un pardon froissé sur la table
Tu dors dans ton imperméable
Le voyage a dû être long
Je passe ma main sur ton front
Tu te réveilles, tu souris
Tu penses à lui

Je dis des mots normaux, j'ai mal
Tu demandes l'heure, c'est normal
Et dans la fumée du café
Tu coiffes tes cheveux défaits
Avec le peigne de tes doigts
Je regarde à côté de toi
Sur notre lit, l'ombre d'un pli
Tu penses à lui

Je te crois fatiguée des hommes
Peut-être, il faudra que je dorme
Dans la chambre bleue des enfants
Entre l'hamster et l'éléphant
Je te regarderai de loin
Glisser entre nos deux chagrins
Serrant les poings pour que t'oublies
Qu'tu penses à lui

Je ferai, pour te consoler,
Son bruit de pas dans l'escalier
Je ferai un peu le ménage
Je ferai presque plus mon âge
J'épongerai toutes nos dettes
Et dans mes nuits de reconquête
Tu m'appelleras par son nom si
Tu penses à lui

Et tu soulèves le rideau
Il y a de la buée sur ton dos
Y a de la lumière sur ton drap
Je jure que tu me r'aimeras
J'ai la patience de tes larmes
Je penserai comme une femme
Et quand on sera réunis
J'pens'rai à lui

et le début de "Sur les pointes" :

Dans un désordre de coussins
Les draps découpaient ton dessin
J'ai voulu laisser mon empreinte
J'ai nagé contre ton bassin
En traçant deux ronds sur tes seins
Sur tes pointes
J'ai picassoté sur ta peau
Et quand j'ai fini le tableau
J'ai encadré nos amours peintes
J'l'ai accroché dans mon cerveau
Sans un marteau, sans escabeau
Sans une pointe
En maillot blond sur le balcon
La lune a shooté son ballon
Et l'édredon était enceinte



"Le pull-over" de Juliette Greco, ce sont aussi ses mots.

Voilà, n'hésitez pas à me dire si vous le connaissez, ou si ces quelques morceaux vous ont plu. 

vendredi 9 septembre 2016

La base ombre à paupières Benecos

J'aime bien aller fouiner chez Houpette et compagnie (le site, ou la mignonne petite boutique/institut dans le XIe, dont je vous avais déjà parlé dans mon article de 2014 sur mon "bio top parisien"- histoire de tester les produits). L'entreprise marche bien, et ne cesse d'évoluer, en bien.

Récemment, j'y ai fait une trouvaille dont je ne peux plus me passer, à tout petit prix :
la base ombre à paupières Benecos (une marque dont je n'avais jamais rien acheté jusqu'à présent, n'aimant pas trop leurs gammes de couleur ni la consistance des produits).



Je ne lui trouve que des qualités :

- Il est efficace en tant que base fixante pour les fards, après un tout petit temps de séchage : le maquillage réalisé ensuite tient jusqu'au soir, même lorsqu'il fait un peu chaud.
- On peut aussi l'appliquer seul comme un fard liquide, qui éclairera le regard d'un beige lumineux très naturel.
- Il n'est absolument pas irritant (et j'ai les paupières sensibles) ; au contraire, il a un petit côté hydratant et frais bien agréable.
- Il sent très bon (à mon nez en tout cas).
- Il est économique, à la fois en prix et en quantité : il n'est pas cher, et dure très longtemps (j'arrive au bout du tube, après plusieurs mois d'utilisation quasi quotidienne), avec un embout pratique qui permet de doser correctement (très peu de produit suffit ; bien "essorer" l'applicateur sur le bord). Durant tout ce temps, il n'a pas séché, sa texture ou son odeur ne se sont pas modifiées.
- Il peut servir d'anticernes / enlumineur
- Il prend peu de place.

Voilà, si vous aimez vous maquiller au naturel, ou si vous cherchez des produits faciles d'emploi et sains pour débuter, je vous recommande chaudement cet allié polyvalent et discret !

 Ce produit se trouve bien sûr dans de nombreuses autres boutiques naturelles, matérielles ou immatérielles.

[Pour les nouveaux lecteurs, je précise qu'aucun article du blog ne fait l'objet d'un partenariat commercial. Je promeus ce qui me plaît, quand ça me plaît. :-)]

dimanche 4 septembre 2016

Dix scènes de danse pêchues pour attaquer septembre du bon pied !

Petit best of tout personnel des scènes que je revois encore, encore, encore, qui me font sourire et danser. En espérant que cela vous donnera envie de faire de même, et tout le film avec, qui sait... Pour une rentrée pleine d'énergie !



1 - Billy Elliot - Stephen Daldry (2000)
2 - My Sister Eileen - Richard Quine (1955)
3 - Footlose - Herbert Ross (1984)
4 - The Mask - Chuck Russell (1994)
5 - Vengo - Tony Gatlif (2000)
6 - Singing in the rain - Stanley Donen & Gene Kelly (1952)
7 - Viva Las Vegas - George Sidney (1964)
8 - Step up 2 : The Streets - John Chu (2008)
9 - The Blues Brothers - John Landis (1980)
10 - Step up 1 - Anne Fletcher (2006)